[CHAUD] L’interview PORNO de Morsay !

Morsay fan de porno ?

Avec ses 13 ans d’existence et des sorties ayant marqué au fer rouge une scène plutôt somnolente, le groupe truand de la galère (ou T2G pour les intimes) pèse lourd dans le paysage mauvais du rap français. Mais qui est derrière ces fameux artistes dont « la galère a fait d’eux des truands » ? Nul autre que le tout aussi célèbre Morsay, alias Mohamed Mehadji.

Morsay, c’est un condensé de culture urbaine, un pot bien pourri où les références se télescopent. Sade, Césaire, Bastiat, Sartre, Jefferson, Swagg Man, tout ça sur fond de rap hybride. Une musique sans équivalent qui sent la terre du bled et a le goût du sang, décomplexée des héritages divers, n’hésitant pas à incorporer des éléments en décalage complet avec l’idée que l’on peut se faire d’un genre musical fermé, pour ne pas dire sectaire.

Lutte anti-raciste, revendications sociales libertariennes, vilipendisme anti-clérical et anathèmes anti-policiers, des associations iconoclastes que seul Morsay, tête-pensante et homme-orchestre du groupe truand de la galère, peut se permettre. Des premières démos décharnées à son film « La Vengeance », Morsay, s’applique à édifier un monument à la fois sublime et crasseux à la gloire d’une jeunesse multi-culturelle victime à la fois de la myopie pseudo-conservatrice de la droite réactionnaire et de l’abandon cynique d’une gauche qui ne défend plus les enfants d’immigrés.

On avait eu le métal anticatholique avec le groupe Antekhrist, voici son équivalent dans le rap game : Morsay. Il me semblait évident d’interroger Morsay sur son rapport au cul et au porno, tant le groupe truand de la galère transpire le stupre et la grivoiserie. Cela étant, nous préférons avertir nos lecteurs, Morsay a son franc-parler. Nous laissons, à sa demande, l’interview en l’état, sans édulcoration, ni censure. Les propos de Morsay ne sont pas ceux de ePorner, n’appartiennent qu’à lui et relèvent de son entière responsabilité. Le rap est une musique extrême, dans la forme comme dans le fond, vous êtes avertis.

Lors de notre échange préalable à cette interview tu m’as parlé de ton expérience des clubs libertins, de ta recherche d’une « aristocratie du cul » et de ta désillusion face à la beauferie environnante. Tu peux développer ?

Swagg Man NecroPedoSadoMaso
Swagg Man NecroPedoSadoMaso

L’esprit populaire associe le libertinage aux aristos décadents du 18ème et à des merdes de films comme Eyes Wide Shut où s’enfilent des gens de pouvoir. On m’avait dit que c’était fréquenté par des notables et des bourgeoises. J’y suis allé pour niquer ma psychiatre et la femme de mon maton, j’y ai trouvé mon huissier et mon avocat en train de danser sur du zouk et s’enfiler des queues d’hippopotames. J’y ai cherché la saleté : ils sont obsédés par l’hygiène et la non-pilosité. J’y ai cherché la maladie mentale : ils aiment les gens bien dans leur tête. De veilles-peaux arrogantes qui n’excitent plus leur mari et n’ont pour revigorer leur ego que le pouvoir d’allumer des crevards afin d’oublier une soirée que leur seins s’avachissent et que leur vagin dilaté par deux ou trois progénitures commence à sentir le pourri. Tout ce qui jouit là-bas sonne faux. Ce n’est jamais neuf mecs qui baisent une meuf, mais une meuf qui baise neuf mecs. Pas un endroit où règne plus l’absolutisme féminin, fait exclusivement de narcissisme, de superficialité, de vénalité et de connerie (de femmes, quoi). Les hommes y sont réduits à l’état de clébards devant user de tous les stratagèmes possibles et humiliants (danser comme des tarlouzes, surjouer la sympathie jusqu’à l’écœurement) pour pas avoir claqué 50 euros l’entrée pour rien… Même les soirées SM sont truffées de soumis mâles comme Rohff. Jamais rencontré en six ans une seule personne intelligente ou cultivée dans ces trous. Je préfère cent fois les pédés, plus sales, dévoyés, intelligents, pervers. Je ne suis pas du tout pédé… mais chaque fois que j’ai un cil qui tombe et qu’on me dit de faire un vœu, je fais celui de le devenir.

SEWER, du métal bien crade, bien Morsayiste…

Tu m’as dit ne pas être fan du porno US, qu’est ce qui te gêne dans l’approche yankee du porn ? Quand je vois des sites du type Facial Abuse et consorts (qui fait le bonheur d’eFukt), on a l’impression d’assister à la chute de l’Empire romain, en version accélérée, on ne peut pas être plus profond dans la jouissance décadente…

La sophistication vipérine des musiques immondes de NecroPedoSadoMaso ou de The Pedosadist de SEWER me fait bien plus bander que le porno-gore ricain

Le porno amerloque est comme le pays qui le chie et ses films d’action : toujours le plus extrême possible mais sans aucune intelligence, sans raffinement diabolique dans sa violence/méchanceté. Il est extrême d’un point de vue uniquement anatomique, juste un concours de dilatations, mais n’entend rien à la perversité, disposition à faire le haram par les ressources de l’imagination. Quand c’est extrême ça reste souvent du gonzo, de la charcuterie lubrifiée avec un scénar minimal alors qu’à mes yeux, tout est dans le scénar. La sophistication vipérine des musiques immondes de NecroPedoSadoMaso ou de The Pedosadist de SEWER me fait bien plus bander que le porno-gore ricain dont tu parles. A la limite, même pas besoin de pénétration. Un crachat dans la gorge d’une blanche, une culotte baissée publiquement dans la rue, ou ce gourou qui faisait énumérer les défauts physiques de ses fidèles par la secte entière, sont plus sexuels à mon sens que le gros plan chirurgical d’une bite dans un trou. J’ai beaucoup de potes pour qui c’est une vraie chianterie de se frapper les lourdes étapes de la séduction, des bisous-bisous et du restaurant, et même de la pénétration, pour arriver au seul moment qui leur importe : balancer une grosse tarte dans la gueule de la fille française, ce qui dans le pire des cas, donne :

– Eh mais tu m’as frappé là ? Ou : Tu es en train de m’étrangler ?
– Ah excuse-moi, j’étais très excité je ne sais pas ce qui m’a pris, je suis un peu dominateur lorsque je fais l’amour… Je crois que je suis amoureux de toi.

Les baffes et les étranglements de gens à la volée sont interdits dans la rue. Au lit ça reste encore assez possible sans encourir de la prison. Ah si en Bretagne j’avais pisé sur une mère raciste qui promenait son gosse, les mecs de Rennes sont témoins. Ca c’est encore autorisé, de pisser sur les filles. Je vois mal une fille porter plainte juste pour de l’urine.

Dans mon article « Faut-il baiser la France catholique », j’établissais le lien entre rap, musique blasphématoire, éminemment rebelle et le porno/cul, tabou des religions du livre. Penses-tu qu’il y ait un lien pertinent à faire entre les deux ? Quelle est ta position avec le groupe truand de la galère sur la pornographie ?

Tu as juste oublié la dernière religion du Livre : la religion de l’État-Tout-Puissant et ses dogmes antilibéraux : identité nationale, discriminations institutionnalisées, xénophobies, technocratie parlementaire, haine des pauvres et des démunis, dirigisme étatique, impunité policière, impérialisme militaire et culturel.

un catho m’a jamais soûlé parce que je croyais pas en Jésus-Christ, mais si tu es pas « Charlie » ou que tu soutiens pas le néo-colonialisme militaire de la France en Afrique et au Moyen-Orient, on t’intente un procès en sorcellerie.

Cortex 91
Cortex 91

La France laïcarde et pseudo-républicaine est aussi dangereuse que la France catho traditionnelle d’Ancien-Régime. Perso un catho m’a jamais soûlé parce que je croyais pas en Jésus-Christ, mais si tu es pas « Charlie » ou que tu soutiens pas le néo-colonialisme militaire de la France en Afrique et au Moyen-Orient, on t’intente un procès en sorcellerie.

Les tabous religieux du vingt-et-unième siècle ne sont plus sexuels, ils sont avant tout idéologiques. Il en va de même pour les dogmes. Parfois je me demande si les FEMEN ne dérangent pas plus par leurs positions féministes et progressistes que par leurs mises en scènes pseudo-blasphématoires qui au final ne sont rien par rapport au dénigrement que subit quotidiennement l’Islam.

Notre société, qui placarde des meufs à poil sur tous les arrêts d’autobus, est éminemment pornographique. Mon déodorant a la forme d’un gode et les pubs pour les produits-douche évoquent des bukkakes. Tu paies une redevance pour que ta fille mate des bouses comme Sex and the city ou Desperate Housewives afin de se faire déflorer à douze piges.

Moi je suis un muslim, voir une nonne un crucifix dans la chatte m’apparaît pas comme un blasphème, ce n’est qu’un geste domestique comme se laver les dents ou aller pisser sur le drapeau tricolore. Je m’en branle. Les nones, qui doivent se goder régulièrement, s’en branlent aussi à mon avis (c’est le cas de le dire). Vers Argenteuil où j’habitais avant, ils ont creusé le sol d’un couvent pour faire des travaux : c’était farci de fœtus enterrés en douce. Ce qui me dérange moi, c’est que de la même manière que le CAC 40 réduit la vie humaine au corps, à la seule jouissance matérielle, la pornographie réduit aussi le sexe au corps. Comme dit plus haut, un scénario machiavélique à la NecroPedoSadoMaso de SEWER est bien plus sexuel que le plan d’une queue dans un trou, les deux ne s’excluant pas, mais la pornographie a trop tendance à éliminer du sexe l’esprit.

NecroPedoSadoMaso, l’œuvre scatosadique ultime selon Morsay !

Les cerveaux limités des paysans franchouillards frustrés par leur micro-queue ont juste besoin d’un cul, c’est pas un problème. Le vrai problème, c’est que le porno s’adresse trop aux cervelles limitées. Ma position avec les truands donc, est que j’aime autre chose qu’un cours d’anatomie. Faut une histoire bien menée, la trahison d’une transcendance (amour, amitié, confiance, principes…), une situation d’horreur ou d’injustice, du Mal. Tant que ça reste du cinéma donc de l’Art, ou de l’imagination, y a pas danger, ça permet d’expulser, pure catharsis, je hais ces choses dans la vraie vie – et si je les détestais pas, elles ne seraient pas le Mal, qui reste toujours perso et relatif. Mais souvent j’imagine. Lorsque je baise une Française, je cherche à baiser la France, pas la fille. Même en baisant je pense à autre chose, je me déporte mentalement dans les coulisses de l’Élysée, dans les cathédrales de villages moisis ou encore sur un champ de bataille à Verdun. Parfois un bruit, un couinement me ramène dans le lit auprès de la fille avec qui je suis et je me dis : ah merde t’étais là toi ?

Tu consommes du porno ? Quels sont tes tags/mots clés favoris ?

Valls le FachoLà c’est un peu comme la musique : je préfère composer qu’en écouter. J’ai plus d’imagination que ce que je trouve dans les films.

On peut dire que d’une certaine manière le film « La Vengeance » est un porno à lui tout seul, les spectateurs les plus fins l’auront évidemment bien noté. Il y a toute un dialectique autour du priapisme consanguin dans la scène où je savate le skinhead. D’ailleurs le gang nazi est en lui-même fondamentalement sexuel : frustration libidineuse à la vue des tours de cité, qui rappellent le phallus en érection du mâle africain, ce qui est perçu comme une colonisation vénérienne par le franchouillard intégriste, conscient que son petit instrument frileux ne saurait au mieux rappeler qu’un abris-bus délabré de la RATP.

Le problème identitaire en France est principalement un problème sexuel. Les fachos aiment bien se donner des airs intellectuels et pseudo-philosophiques en usant du même langage que la gauche ou les libertariens, adaptant inconsciemment la rhétorique socialiste à leurs fantasmes xénophobes (la lutte des classes devient la « lutte des peuples », le prolétaire devient le « français de souche », le grand capital devient la « mondialisation apatride » et ainsi de suite).

Mais s’ils ont su récupérer la forme du discours socialiste pour offrir une façade passablement intellectuelle à leurs idées réactionnaires de frustrés fragiles, le fond de leur pensée reste tout sauf philosophique. C’est un problème d’ordre purement sexuel.

Du vrai porno bien crade, ce que veut Morsay.

Le paysan franchouillard a déjà du mal à pécho dans sa campagne moisie, donc quand il voit débarquer le mâle africain viril, il se sent naturellement menacé. Mais ce n’est pas une menace spirituelle, idéologique ou même démographique, ça n’a rien à voir avec la prétendue civilisation occidentale… c’est purement sexuel, un impératif physique causé par un instinct primal du cerveau reptilien.

Au lieu de faire des campagnes de sensibilisation contre le racisme, qui tentent d’intellectualiser cette frustration érectile des fachos, ce qu’il faudrait c’est réunir les paysans de France et leur expliquer que leurs femmes flétries ne nous intéressent pas… elles ressemblent trop au cochon, qui pour nous est haram.

Tout est pornographie, du cinéma à la politique… les gros plans sur les chattes et les clitos ne forment que la partie émergée de l’iceberg.

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15 réflexions sur “[CHAUD] L’interview PORNO de Morsay !

  1. Tiens tiens, vous savez où trouver vos infos, vous 😉 (Morsay assure comme souvent ; il a l’air intéressant ce garçon mais enfin j’avoue que je l’approcherais pas de trop près :p)

  2. Je suis pas en phase avec les valeurs prônées par le rap mais je je suis d’accord avec tout ce que dit ce type (sauf sur ses tags !).

    Il résume bien mieux que beaucoup d’ »intellectuels » la décrépitude du milieu libertin, il descend en quelques punchlines bien sentie le porno commercial. J’adore.

    Une PUTAIN d’interview.

  3. Je me suis tjrs douté que Morsay était un intellectuel caché mais j’avais jamais mesuré l’étendue des dégâts.

    Chapeau Morsay.

  4. Morsay aime la bite, rien de bien nouveau.

    Morsay aime se glisser du saucisson dans le rectum selon son frère Zehef.

    Étrange pratique pour un rappeur, je dois l’admettre.

  5. Mon impression initiale de Morsay est qu’il s’agit d’une petite catin au rectum défoncé par des nègres analphabètes.

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